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Melting-pot

Ai Weiwei au Bon Marché

Lors de mon escapade éclair à Paris, j’avais posé 1h pour aller au Bon Marché. A l’origine, je voulais aller voir l’expo Iris in Paris, mais j’ai eu la chance de pouvoir aller voir en plus les installations de Ai Weiwei puisque l’exposition était prolongée jusqu’au 15 mars.

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Pour ceux qui ne connaissent peu ou pas (moi je ne connaissais que la fameuse photo du doigt d’honneur… J’en ai appris beaucoup plus quand j’ai eu le communiqué de presse et vu le reportage qui lui était consacré sur le Supplément), et sans refaire sa vie (pour ça, je vous donne rendez-vous sur Wikipédia), c’est un artiste peintre, plasticien, sculpteur, provocateur et dissident chinois de 58 ans.

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Alors je glisse volontairement provocateur et dissident ici car sa carrière est marquée par des périodes plutôt sombres à cause de tout ça. Sans polémiquer sur le politiquement correct/ce qui se fait ou ne se fait pas en matière d’art, juste pour rester dans les très grandes lignes, comme il ne rentrait pas forcément dans le moule du régime chinois, il a notamment été assigné à résidence pendant quatre ans pour ne citer que ça.

Mais je m’arrête là, j’ai dit que je ne refaisais pas sa vie.

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Le Bon Marché, qui n’en est pas à sa première collaboration avec des artistes, nous offre ici une expérience unique. Presque plus impressionnante que dans un musée classique puisque l’on est dans un grand magasin et que les œuvres sont suspendues au-dessus des stands habituels.
C’est d’ailleurs une grande première pour le maitre qui a d’ailleurs déclaré qu’« exposer dans un grand magasin, « c’est user d’un autre média pour aller à la rencontre d’un autre public, aussi large que celui d’un musée, mais qui ne vient pas a priori pour l’art », donc si Ai Weiwei le dit…

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Pour l’exposition baptisée « Er Xi » (« Air de jeux« ), il s’est inspiré de récits populaires imaginés dans l’antiquité chinoise.
Pour réaliser tout ça, il a repris la technique des cerfs-volants traditionnels chinois : des tiges de bambou tressées donnent sa forme à la structure qui est ensuite habillée d’un papier de soie blanc pour la plupart des œuvres.

En les regardant, je pensais aux lanternes en papiers, même si c’est pas forcément comparable… Dans le fond, la méthode est la même, mais le résultat était bien plus impressionnant et plus beau ! Mon salon aurait été plus grand, j’aurais bien piqué un dragon pour le suspendre au plafond… (mais bon il ne serait pas rentré dans ma valise, et maladroite comme je suis, j’aurais troué le papier !)

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Au final, je suis bien contente que l’expo ait été prolongée, je n’aurais jamais pu imaginer que ça serait aussi impressionnant en vrai !

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1 commentaire

  • Reply the clothes paper 16 mars 2016 at 15 h 05 min

    Eh bien j’avoue que je n’en avais jamais entendu parler :/

    http://clothespaper.com/

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